Sunday, October 18, 2009

Contre-Insurrection

"CONTRE-INSURRECTION : Théorie et pratique"
traduction de l'ouvrage du Lieutenant-colonel David Galula (1919-1968) : "Contre-insurrection, théorie et pratique", rédigé en 1963,
par Le chef d'escadrons de Montenon, en service à l'état-major des armées,

David GALULA : "un pont doctrinal entre la France et les Etats-Unis". Après avoir suscité un engouement très fort dans la communauté militaire américaine, l'ouvrage "Contre-insurrection, théorie et pratique", rédigé en 1963, paraît pour la première fois en France. Son auteur, le Lieutenant-colonel David Galula (1919-1968), y livre les leçons qu'il a tirées de son expérience d'officier français témoin et acteur des guerres révolutionnaires de la deuxième moitié du XXème siècle. Le chef d'escadrons de Montenon, en service à l'état-major des armées, a traduit et présenté l'édition française.

* * * * *

Préface du Général d'armée David H. PETRAEUX (US ARMY),
et du lieutenant-colonel John A. NAGL (US ARMY),

Le général d'armée David H. Petraeus commande actuellement la force multinationale en Irak. Diplômé de West Point, il est titulaire d'un Ph.D. (doctorat) de l'université de Princeton. Sa thèse de fin d'études avait pour titre : Les leçons du Vietnam pour les armées américaines. Il a auparavant servi en Irak comme chef de la 10' division aéroportée puis comme chef de la force multinationale de transition (chargée de former les forces de sécurité irakiennes). Il a également pris part à des opérations de contre-insurrection en Haïti et en Bosnie. En 2006, il a supervisé, avec son homologue du corps des Marines, la rédaction d'un manuel de doctrine commun, baptisé Contre-insurrection.

Le lieutenant colonel John A. Nagl commande le 1er bataillon de la 34e brigade blindée, basée à Fort Riley (Kansas). Diplômé de West Point et lauréat de la prestigieuse bourse Rhodes, il a obtenu un D. Ph il. (doctorat) à l'université d'Oxford (Massachussets). Sa thèse avait pour titre : Learning to Eat Soup With a Knife . Ancien chef de peloton de char durant la première guerre du Golfe et ancien officier opérations de bataillon en Irak, il a été en 2006 l'un des principaux rédacteurs du manuel Contre-insurrection.

« Je n'écris pas pour tenter de prouver un quelconque génie, mais pour montrer combien il est difficile de convaincre les autres, en particulier les militaires, d'abandonner des voies traditionnelles et de s'adapter à de nouvelles situations. » David Galula, Pacification in Algeria, 1956-1958

C'est un honneur pour nous de préfacer Contre-insurrection - Théorie et pratique et de par-ticiper ainsi à la reconnaissance par la communauté militaire française de l'un des siens, David Galula, qui fut à la fois un excellent théoricien et un brillant acteur de la contre-insurrection.

Bernard Brodie disait du De la guerre de Clausewitz qu'il s'agissait « non seulement du plus grand, mais du seul grand livre jamais écrit sur la guerre ». De la même façon, on peut dire de l'ouvrage de Galula qu'il est à la fois le plus grand et le seul grand livre jamais écrit sur la guerre non conventionnelle. L'ouvre et la carrière de Galula sont d'autant plus actuelles et importantes que cette forme de conflit a de sérieuses chances de dominer l'actua-lité du XXIe siècle.

Comme Clausewitz, Galula a blanchi sous l'uniforme avant de commencer à écrire. Né en Tunisie puis élevé au Maroc, il entra à Saint Cyr à la veille de la deuxième guerre mondiale. Il prit ensuite part aux combats de libération en Afrique du nord, en France et en Allemagne. Motivé par la carrière militaire, il resta dans l'armée après la guerre et se porta volon-taire pour une affectation en Chine, où il se trouva aux premières loges pour assister à la victoire du plus grand insurgé de l'histoire, Mao Zedong. Tout de suite après, il fut envoyé en Grèce au sein de la Commission des Nations Unies pour les Balkans. Il put cette fois y observer l'échec d'une insurrection, avant d'être réaffecté en Extrême-Orient comme attaché militaire à Hong Kong. De là, il suivit avec attention les guerres révolutionnaires qui ravageaient alors l'Indochine, la Malaisie et les Philippines.

Cette longue observation de la contre-insurrection s'avéra capitale dans ce qui fut le sommet de la carrière de Galula : son engagement en Algérie. Com-mandant de compagnie durant près de deux ans, puis commandant en second du 45e bataillon d'infanterie coloniale, il y acquit une pratique complétant parfaitement son approche théorique du sujet.

Il est en effet notable que toute expérience de guerre non complétée par la réflexion intellectuelle n'est qu'une longue succession d'horreurs absurdes. De même, toute théorie militaire échafaudée en l'absence d'expérience vécue est vaine. Galula présente donc, comme Clausewitz, la particularité d'avoir accumulé une grande expérience de la guerre tout en possédant les qualités intellectuelles et philosophiques suffisantes pour arriver à dégager au profit des générations futures les caractéristiques du type de conflit dont il avait été témoin.

C'est dans le cadre de l'état-major de la défense nationale, à Paris, puis dans celui de l'université d'Harvard, où il fut chercheur associé, que Galula réalisa les travaux par lesquels nous connaissons sa pensée. Assistant à une conférence sur la contre-insurrection organisée par la RAND corporation en 1962, il fut remarqué par un de ses membres, Stephen Hosmer, qui l'invita à décrire son expérience dans ce qui devint son premier livre : Pacification in Algeria, 1956-1958, publié en 1963 (et republié en 2006 avec une excellente préface de Bruce Hoffman). Par la suite, en 1964, il compléta ce récit assez brut par une véritable pépite : Théorie et pratique de la contre-insurrection.

Car il s'agit véritablement d'une pépite : tout comme le De la guerre de Clausewitz, cet ouvrage est à la fois une réflexion philosophique sur la nature de la guerre et un précis de doctrine.

À l'évidence, la guerre révolutionnaire diffère de la guerre conventionnelle, car l'ennemi insurgé ne livre aucune bataille rangée et trouve sa protection au sein de la population plutôt que sous l'épaisseur du blindage ou dans la loi des nombres. Suivant la formule bien connue de Mao, l'insurgé « est dans le peuple comme le poisson dans l'eau ». Le débusquer et le vaincre est impossible à moins de s'assurer du soutien de la population. Galula observe que « le gouvernement loyaliste ne peut pas arriver à grand-chose si la population n'est pas et ne se sent pas protégée contre l'insurrection ».

Sa principale intuition est que, contrairement à la guerre conventionnelle au cours de laquelle le principal enjeu est la puissance respective des adversaires, toutes les actions de contre-insurrection doivent avoir pour but la protection de la population indigène. Dans un exposé d'une logique, d'une précision et d'une concision remarquables, tout ce qui suit découle de ce principe.

Protéger la population implique de connaître les menaces qui s'exercent sur elle. La difficulté, comme le savent bien les policiers, est de trier le bon grain de l'ivraie. Pour Galula, «la principale source d'information sur la guérilla est le renseignement obtenu de la population. Cependant, celle-ci ne livre des informations que si elle se sent en sécurité, ce qui est impossible tant que la menace des forces d'insurrection s'exerce sur elle ». Les insurgés se soumettant rarement aux lois de la guerre, ils peuvent choisir de contraindre la population par la violence et le terrorisme. Mettre cette stratégie en échec requiert l'engagement patient et durable des forces de contre-insurrection. Les unités les plus exposées sont les troupes déployées au niveau local, dont la présence est un rappel constant de l'autorité et de la volonté d'aboutir du gouvernement loyaliste.

Les forces militaires conventionnelles peinent souvent à s'adapter aux exigences de la contre-insurrection. Généralement, elles n'ont pas été créées, organisées et équipées pour ce type de guerre. C'est la raison pour laquelle le nouveau manuel de doctrine de l'armée de terre et du corps des Marines des Etats-Unis, baptisé Contre-insurrection, pose la nécessité d'apprendre et de s'adapter comme une condition essentielle du succès pour les campagnes de contre-insurrection du XXIe siècle. Les forces conventionnelles engagées dans de telles opérations doivent donc être des organisations en perpétuelle adaptations , capables d'adapter très rapidement leurs structures, leurs tactiques et leurs procédures pour vaincre leurs ennemis de l'ombre. Elles doivent consacrer des ressources plus importantes au recueil et à l'analyse du renseignement, étaler leurs unités plutôt que les regrouper pour optimiser la protection de la population, s'équiper de véhicules de reconnaissance blindés pour être protégées contre les attaques par bombes le long des itinéraires et, par dessus tout, se dépenser sans compter pour former les forces locales (indigènes) de sécurité dont la victoire dépend.

Galula montre aussi clairement les paradoxes de ce type de combat : « On pourra, dans ces circonstances, préférer une ronéo à une mitrailleuse, un médecin militaire qualifié en pédiatrie à un spécialiste des mortiers, du ciment à du barbelé et des employés de bureau à des fantassins. » Les adaptations à réaliser sont considérables : « Il est tout aussi important que les dirigeants et les hommes, civils comme militaires, soient préparés intellectuellement aux défis de la guerre révolutionnaire ».

Lire Galula constitue certes un pas significatif vers une adaptation des mentalités aux exigences de la guerre moderne, mais il faut faire bien plus. Même si la plupart des préceptes de Contre-insurrection - Théorie et pratique sont intemporels, les insurrections ont changé au cours des 45 dernières années; elles sont devenues encore plus dangereuses, dans un monde dont l'urbanisation et la globalisation ont accru le pouvoir et l'influence de groupuscules autrefois voués à disparaître. De fait, certains des successeurs actuels de Galula parlent « d'insurrection globale », menée par des fanatiques religieux égarés dans des croyances hérétiques.

La religion peut constituer un ferment d'insurrection plus dangereux encore que le nationalisme qui motivait les contemporains de Galula. Tandis que l'on pouvait souvent venir à bout d'insurgés nationalistes par la négociation, on ne maîtrise généralement les fanatiques religieux qu'en les emprisonnant ou en les tuant. La tactique du terrorisme kamikaze, utilisant des explosifs de plus en plus puissants, a considérablement accru la précision et les dégâts que peuvent infliger les insurgés d'aujourd'hui. Toutefois, la première nécessité dans les opérations de contre-insurrection moderne est d'une autre nature : il s'agit de conserver la maîtrise de l'information et des attentes de l'opinion ; Galula avait aussi vu cela, bien avant l'avènement de l'Internet.

Les vidéos créées et aussitôt mises en ligne sur le cyberespace servent de campagnes de recrutement, de levées de fonds et d'opérations de propagande pour saper la volonté des loyalistes. Comme s'il anticipait cela, Galula s'intéresse bien plus, dans son ouvrage, à la façon de coordonner l'information opérationnelle qu'à celle de tuer ou de capturer des insurgés. Sans doute avait-il perçu que, pour des armées conventionnelles engagées dans une telle guerre, la première de ces tâches est à la fois plus difficile et plus importante que les autres. C'est toujours vrai aujourd'hui : les loyalistes doivent réussir l'exploit de conserver une transparence totale sur leurs objectifs et leurs résultats de même que sur les atrocités commises par l'ennemi tout en maîtrisant le flot d'informations opérationnelles, ce qui est clé dans toute campagne de contre-insurrection moderne.

Cette constatation amena Galula à une autre de ses intuitions : celle que les opérations militaires ne devaient constituer que 20 % du combat de contre-insurrection, le reste étant consacré à la politique. La victoire sur l'insurrection requiert la coordination de multiples lignes d'opérations ayant pour objectifs non seulement la destruction ou la capture des insurgés et la formation des forces indigènes (tâches essentielles mais non suffisantes), mais aussi le renforcement de la capacité à gouverner du pouvoir local, l'amélioration de l'environnement économique et la garantie pour tous d'un accès à l'eau courante et à l'électricité. Toutes ces actions doivent autant que possible être menées par et avec les dirigeants de la nation hôte, l'objectif ultime étant la légitimation d'un gouvernement capable de satisfaire les besoins de la population, de gagner sa confiance, son soutien et son engagement citoyen.

L'importance des travaux de Galula pour la compréhension par les armées américaines des campagnes de contre-insurrection menées en Irak et en Afghanistan ne saurait être exagérée. Sa pensée est même la principale source du manuel contre-insurrection publié en 2006. Ayant eu cette influence sur la doctrine et ayant été érigé en lecture obligatoire au Command and General Staff College et au centre de préparation des militaires désignés pour encadre les forces de sécurité irakiennes et afghanes, Contre-insurrection - Théorie et pratique sera un jour considéré comme le plus important des écrits militaires français du siècle dernier. C'est déjà le cas aux États-unis.

Malheureusement, Galula a reçu jusqu'ici un hommage plus appuyé de notre côté de l'Atlantique que dans son propre pays. La publication du présent ouvrage en français est donc une reconnaissance tardive de son importance. On peut imaginer que, de même que la vision de Galula a permis de faire évoluer la doctrine et la mentalité américaines, des effets similaires se fassent sentir en France sur la doctrine, l'entraînement, la formation et jusque dans la politique de défense.

Une question posée par Galula il y a quarante ans reste cruciale pour notre environnement menacé par une insurrection globale : « si chaque membre de l'organisation agit dans le même esprit et que chaque organisation fonctionne sur le même modèle, les problèmes sont résolus. N'est-ce pas précisément ce que permettrait une doctrine cohérente, bien comprise et bien acceptée de tous » ? On ne saurait mieux dire.

À l'heure où nous tentons de comprendre et de triompher de cette insurrection, dont Galula n'aurait que trop bien perçu l'ampleur et les buts, chacun de nos plans de guerre, de nos recueils d'expérience et de nos manuels de doctrine peut s'inspirer de ce texte rédigé par un simple lieutenant-colonel français mort depuis 40 ans, qui est peut-être le seul vrai grand livre sur la guerre révolutionnaire.

Tuesday, October 13, 2009

Expo Bhutan au Musée GUIMET PAris


Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition Au pays du dragon - arts sacrés du Bhoutan présentée au musée Guimet, Paris du 7 oct. 2009 au 25 janv. 2010.

Plus d’une centaine d’œuvres d’art bouddhique du Bhoutan sont reproduites et étudiées dans cet ouvrage. Publiées et portées à la connaissance du public international pour la première fois, la grande majorité d’entre elles sont conservées dans des temples et monastères en activité, parfois situés dans des zones très reculées et fort peu visitées.

Des divinités tantriques aux portraits de maîtres bouddhistes, ces objets exceptionnels illustrent des traditions bouddhiques toujours très vivaces au Bhoutan. Dans une perspective autochtone de leur contexte rituel, experts bhoutanais et moines érudits ont été consultés tout au long du processus de recherche. Les notices détaillées éclairent l’esthétique, la technique et l’iconographie des œuvres reproduites en grand format.


Les douze essais que propose en outre l’ouvrage ont été rédigés par des spécialistes bhoutanais et occidentaux. Ils couvrent des sujets fort variés, de la biographie de maîtres bouddhistes renommés à la restauration des biens culturels, et contribuent ainsi à élargir notre connaissance dans de nombreux domaines : vie religieuse, histoire, art et architecture du Bhoutan.

Dans l’exposition, une place importante a été réservée aux cham , danses sacrées du bouddhisme. Le DVD offert avec ce catalogue présente un choix de plusieurs danses, rattachées à différentes lignées bhoutanaises de cette tradition. Afin d’approfondir sa recherche dans ce domaine, l’Académie s’est associée à Core of Culture, organisme basé à Chicago, dont l’objectif est l’étude des traditions dansées des régions himalayennes, et qui a recueilli plus de trois cents heures d’enregistrements vidéo de danses cham, dont certaines ne sont plus aujourd’hui représentées qu’en de très rares occasions ou ont quasiment disparu.

Pour réaliser cette exposition, l’Académie des arts d’Honolulu a travaillé durant cinq ans en étroite collaboration avec le gouvernement royal du Bhoutan et l’Autorité monastique centrale.

Wednesday, November 05, 2008

Au musée Guimet

Cycle de films Akitsu Shima, si l’on en croit l’histoire mythologique du Japon ancien (Nihon Shoki, rédigé en 720), le premier nom du Japon fût Akitsu Shima (L’île aux libellules). C’est sur cette île aux libellules, créée par Amaterasu déesse du soleil et peuplée de la multitude des kami, que sont nées les grandes croyances du shintoïsme. Cette très ancienne religion du Japon a voisiné dès le VIème siècle avec le bouddhisme venu de Chine, un bouddhisme qui trouvera son identité japonaise au sein de différents courants, principalement ceux issus des sectes zen. Ces spiritualités, nous les étudierons au fil de nombreux documentaires, évoquant rituels d’ascétisme, de marche ou de méditation, au fil des images de Ken Oguri, Arnaud Desjardins, Daniel Moreau et bien d’autres…Nous découvrirons aussi l’étrangeté des Aïnus, l’étonnant « esprit du thé » et le mythique personnage de Sen no Rikyû porté à l’écran par le réalisateur Kei Kumai. C’est dans ce pays souvent déroutant pour l’Occident que s’est développé un cinéma d’une richesse particulière et que sont nés quelques uns des plus grands réalisateurs internationaux. L’un d’entre eux, Shohei Imamura, nous a quitté en 2006. Digne héritier de Mizoguchi, il a porté sur la société japonaise un regard clinique dénué de concessions, offrant la part belle au petit peuple, non sans un certain cynisme souvent teinté d’humour noir. Deux fois Palme d’Or à Cannes, c’est à ce réalisateur emblématique de la nouvelle vague japonaise, ancien assistant d’Ozu, que nous rendrons hommage à travers sept chefs d’œuvre dont la célèbre Ballade de Narayama et l’étonnant documentaire L’histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar …

Et bien entendu musiques et danses avec : Koma (ensemble d’instruments traditionnels japonais), Eiko Hayashi (Nihon buyô – danse du kabuki -Japon), Etsuko Chida (chants courtois - Japon).

Programme complet et renseignements au 01 40 73 88 18 ou auditorium @guimet.fr

Sunday, September 07, 2008

Jeux olympiques des ASPTT à NANCY 2008

Monday, September 01, 2008

body and mind unified




Un final extraordinaire.L'équipe féminine démontre avec le bunkai la précision, concentration, souplesse et efficacité lorsque le corps et esprit sont unifiés dans un projet.

Sunday, July 27, 2008

Stage Avec Mario Menegatti Rokudan IAIDO

COMPTE RENDU DU stage du 5 juillet 2008

Date du stage : du 5 juillet 2008 asptt 242. rue de bercy
Dirigé par : Mario Menagetti assisté par Jean Tirel 6 Dan et
Franck Cengizalp 4ème Dan

Malheureusement beacoup de pratiquants n'ont pu assister au stage pour des raisons diverses et variées. Etant donné le budget nécessaire , pour la saison 2008-2009 , nous organiserons des stages ( hors stages du dojo) que si les participants se manifestent leurs volontés de participer en payant à l'avance .Et selon le nombre de participants , nous prendrons la décision de maintenir ou non le stage.


Contexte général du Stage

Ce stage est organisé en vue d'échanger les connaissances avec Mario Menagetti 6 èm Dan et les pratiquants français.


Sur le plan pédagogique et technique

Le programme préparé par Franck Cengizalp et Mario Mengegatti, était focalisé sur une compréhension des postures, la respiration, le rythme du Zen Ken Ren Iaïdo et mise en situation de passage de grade de notamment pour les YONDAN et GODAN.
Dans un premier temps, Mario a fait travailler 3 fois le Mae comme un échauffement , dans un second temps, il a expliqué ( le livre de Seietei à l'appuie) tous les points fondamentaux en particulier la différence entre Nukitsuké // Nuki Uchi. Les autres points expliqués ont été les suivants :
1- Hajime reiho,
2- Arrivé sur le shaijo - état d’esprit, la posture
3- Salut début, la notion du centre, utilisation du HARA
4- Se mettre en seiza, metsuke, la forme SANKYO,
5- Les « jurés »,
6- Salut au sabre , la position du dos au moment du salut au sabre
7- Kirioroshi
8- Furikaburi
9- Chuburi et noto
10- Salut final

Nous avons effectivement passé la matinée, de 9h30 à 12h30 à comprendre toutes les phases du MAE , le kata Mae étant la base de l'ensemble des Katas de ZKRIai . La deuxième partie du stage consistait à mettre en situation les élèves qui souhaitaient passer des grades .

Après les passages , Mario et Jean ont effectivement donné des explications sur les erreurs à ne pas commettre pour un passage de grade . Notamment une explication de différence sur le passage de grade et Embu ou compétition.

POINTS RETENUS pour Enseignement dans les dojos

1 La notion de Respiration correcte
2 Les fondamentaux des Postures
3 La différence entre vitesse-force : « just in time » et souplesse


Commentaires complémentaires :

A rendre plus régulier, le stage avec Mario à la demande des participants.
Mettre en application dans les dojos, notamment décomposer un Kata dans toutes ses phases en expliquant les concepts correspondants.

Evaluation très positive du Stage aussi bien sur le plan organisationnel que l'enseignement donné.

Photos du stage sur le site : http://www.cengizalp.tk

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Stage avec Hino Sensei

Le stage de Hino senseï qui s'est déroulé les 8 et 9 mars a été certainement un succès pour  son organisateur Leo Tamaki. Pour ce qui me  concerne, j'ai découvert un Sensei  qui a  un passé  assez  impréssionnant  dans la pratique du Budo  au  sens le plus  noble  du terme. Son travail  , durant le  stage , fût de nous transmettre  les points  fondamentaux  quant à l'utilisation de la  colonne vertébrale  et  du plexus  solaire. Ce qui est  étonnant  chez  lui, c'est la  souplesse avec laquelle il  utilise les  capacités  de son corps . C'est justement  ce point particulier  qui m'a le plus  intéressé, pour l'intégrer dans ma pratique   et enseignement  du  IAÏ. Il m'a donné  quelques  conseils  et  explications  notamment pour  le Te no Uchi  et utilisation   du corps  dans les  coupes. Je retrouve  ici, une  ressemblance  avec l'enseignement de mon Sensei , Matsuoka  Sensei. 
Il a aussi expliqué , avec un Tsuki, l'utilisation totale  du  corps dans la  frappe ce qui crée une véritable  force de Ki  dirigée complètement  sur l'adversaire, contrairement à ce que  par exemple dans le Karaté  utilisation de la force de frappe,  avec le bras , les épaules  parfois de la  hanche .
Deuxième principe  expliqué par Hino  Sensei   concernait la  saisie quelques soient les formes  comme  dans l'Aikido. Ici , également  utilisation simplement  de la  souplesse du  corps et  du  souffle.

Pour voir les  vidéos:
http://www.youtube.com/watch?v=DPrtE1IOfPs&eurl=http://www.leotamaki.com/article-18064631.html

http://www.youtube.com/watch?v=xBOerqE7JLY&feature=related

Sunday, July 06, 2008

Mitori geiko (みとり げいこ)


Mitori geiko (みとり げいこ)

Apprendre en regardant


Pour des raisons diverses et variées lorsque l'on ne peut pas pratiquer au dojo, il est conseillé de venir assister aux cours malgré tout et regarder.
Ce que les senseis japonais appellent "mitoru Geiko".
Personnellement, je pratique beaucoup cette approche soit par les vidéos soit par "in visu " aux stages ; c'est une approche de perfectionnement technique qui me semble dans la pratique de la voie du sabre indispensable.

Mi tori Gei ko peut être traduit par " pratiquer avec les regards" les Senseis japonais expliquent souvent avec un peu d 'humour" je suppose " voler la technique avec ses yeux".

Pour le mot GEI KO ou Keiko traduit par «étude approfondie" ou" l'entraînement".
Le Verbe Mitori veut dire : percevoir, comprendre et aussi comprendre avec profondeur.

Le Kanji MI TORI se divise en deux parties MI et Tori (comme partenaire dans la pratique d'Aïkido) du verbe TORU "prendre" " attraper", le kanji MI : veut dire "la vue" " le regard" au sens de la perception visuelle.
Donc, Mitori pourrait s'analyse comme " prendre, comprendre, saisir les informations techniques avec une implication visuelle approfondie, concentrée. Néanmoins, l'observation, à ce stade ne nécessite pas une restitution immédiate ce qui permet justement d'approfondir la compréhension de ce qui est vu dans le temps.
Ainsi, éviter l'erreur de vouloir atteindre la technique correcte sans l'avoir véritablement comprise ni maîtrisée.

Cette pratique, nous permet à la fois de prendre du recul par rapport à la pratique physique mais aussi nous permet d'aiguiser notre capacité d'observation. Mon professeur de dessin m'a fait remarquer que la chose la plus importante en dessin c'est d'abord la capacité à regarder une peinture, un tableau, la capacité à lire en somme une œuvre quel que soit.
Elle permet ausii de garder le contact le dojo, avec son enseignant et avec les autres pratiquants. Nous constatons souvent un phénomène connu d'abandon de la pratique après une période de rupture. Pour éviter justement d'abandonner la pratique de la voie, il faut rester rester connecté pour ce faire la méthode de mitori Geiko me semble une très bonne méthode.